Quand faut-il faire une endoscopie à son animal de compagnie ? Les vétérinaires mettent en garde : n’ignorez pas ces signes.
De nombreux propriétaires d'animaux pensent que l'endoscopie est « trop chère » ou « inutile » lors des consultations de routine. Pourtant, le calcul est simple : un examen endoscopique coûte généralement entre quelques centaines et un peu plus de mille euros, tandis que reporter le traitement jusqu'à une intervention chirurgicale abdominale ouverte peut tripler le coût, sans compter une semaine d'hospitalisation et une convalescence bien plus longue.
Le dépistage précoce n'est pas un « gaspillage d'argent ». C'est utiliser le moindre coût possible pour gagner de précieuses années supplémentaires avec votre compagnon bien-aimé.

Si votre animal aime mâchouiller des jouets, ou s'il vieillit et présente occasionnellement des selles molles ou une perte d'appétit, ces problèmes « quotidiens » peuvent en réalité masquer des risques gastro-intestinaux. L'endoscopie vétérinaire est la « vision aux rayons X » qui permet de détecter ces dangers précocement.
Chiots et chatons : la curiosité peut être dangereuse
Les jeunes animaux mettent tout à la bouche : balles en caoutchouc, peluches, morceaux de plastique, etc. Un chat a même avalé une aiguille à coudre. On a d’abord cru à une gastrite et on l’a traité avec des probiotiques, mais les vomissements n’ont fait qu’empirer. Le vétérinaire a expliqué plus tard que si le traitement avait été retardé de deux jours seulement, l’aiguille aurait perforé la paroi intestinale, rendant l’intervention chirurgicale inévitable.

Le principal avantage de l'endoscopie est qu'elle permet de retirer les corps étrangers sans chirurgie, souvent en seulement 10 minutes. Attendre que l'objet perfore le tube digestif augmente non seulement les coûts, mais cause également des souffrances bien plus importantes à l'animal.
Animaux âgés : la dégénérescence des organes n’est pas quelque chose qu’ils devraient « simplement subir ».
Chez les chats et les chiens de plus de sept ans, la muqueuse de l'estomac et de l'œsophage s'amincit, augmentant le risque d'ulcères, de polypes et même de tumeurs à un stade précoce. Un Golden Retriever de 12 ans avait un jour montré une préférence pour la bouillie liquide plutôt que pour les croquettes. Son maître pensait qu'il s'agissait simplement d'une « difficulté alimentaire liée à l'âge », mais un examen endoscopique a révélé une petite tumeur œsophagienne obstruant près de la moitié du passage.

Détectée précocement, la tumeur a été retirée par endoscopie mini-invasive . Nombre de problèmes dits « liés à l’âge » sont en réalité des signaux d’alarme des organes. Un dépistage plus précoce permet d’enrayer la progression de la maladie avant qu’elle ne s’aggrave.
Selles molles ou vomissements chroniques : ne considérez pas la « répétition » comme « normale ».
Des selles molles ou des vomissements récurrents ne doivent pas toujours être attribués à des changements d'alimentation ou à une sensibilité digestive. Un chat Ragdoll a présenté des selles molles et sanglantes pendant plus de six mois. Un examen endoscopique a révélé par la suite des ulcères intestinaux causés par un petit fragment de plastique qui n'avait jamais été éliminé et qui endommageait continuellement la paroi intestinale.

Des symptômes bénins répétés sont des signaux d'alarme gastro-intestinaux. Un diagnostic précoce permet d'éviter des essais médicamenteux inutiles et des dépenses superflues.
Antécédents familiaux de tumeurs : les risques génétiques nécessitent une surveillance étroite
Si les parents ou les frères et sœurs d'un animal de compagnie ont déjà souffert de tumeurs gastro-intestinales, le risque de maladies similaires peut être trois à cinq fois plus élevé. Un berger allemand ayant des antécédents familiaux a fait l'objet de suivis réguliers, et un examen endoscopique a permis de détecter des polypes intestinaux à un stade précoce. Les vétérinaires ont constaté qu'un retard de six mois aurait pu entraîner le développement d'un cancer.
Les animaux ayant des antécédents familiaux ne sont pas forcément voués à tomber malades, mais ils doivent être considérés comme des patients à haut risque. L'endoscopie vétérinaire permet de détecter des lésions microscopiques invisibles à l'œil nu et de stopper la progression des tumeurs à un stade précoce. 
Si votre animal appartient à l'une de ces quatre catégories à haut risque, il est conseillé de consulter un hôpital vétérinaire de confiance . Un dépistage préventif est toujours plus rassurant qu'un traitement tardif.
